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Programme Particulier Urbanisme du Nord de L'Île-des-Soeurs

La version finale du Programme particulier d’urbanisme pour la partie nord de l’Île-des-Sœurs (PPU) a été adoptée le 16 novembre 2020 par le conseil municipal de Montréal. Ce plan qui touche tout le secteur de la Place du commerce et de la Pointe-Nord autour de la station du REM, fixe les bases du plus grand développement immobilier à venir sur l’île. De sa réussite va dépendre la qualité de vie non seulement des résidents du secteur mais bien de tous les résidents de l’île tant il va avoir un impact sur la circulation aux entrées et sorties de l’île, sur la qualité de son environnement (architecture des bâtiments, verdissement des espaces) et de l’aménagement de parcs et d’équipements collectifs d’envergure. 

 

 

Rappelons que le PPU a comme objectif principal d’encadrer le développement immobilier dans le secteur avoisinant la nouvelle station du REM. Un redéveloppement du quartier, encadré par une nouvelle vision du design urbain et certaines normes assez contraignantes, pourra s’étaler sur plusieurs années. La vitesse du changement dépendra de plusieurs facteurs, notamment des analyses de marché et de rentabilité qui influenceront les promoteurs. On peut penser que la santé générale de l’économie et l’acceptabilité sociale joueront aussi un rôle.    
  

Le quartier concerné comprend tout le secteur de la Pointe-Nord, en plus de celui de la Place du Commerce, allant du sud de l’autoroute 10/15 jusqu’au boulevard René-Lévesque. Il englobe aussi une partie du littoral Est, principalement l’espace actuellement occupé par le Groupe Gravel Auto. Le plan encadrera le développement résidentiel, commercial et institutionnel, de même que tous les modes de déplacement. 

 

Dès le début des discussions autour de ce plan d’urbanisme, l’APRIDS a bien accueilli l’idée de construire plus de logements aux abords de la gare du REM.  

Voir le mémoire de l’APRIDS à l’office de consultation publique en 20219. 

 

Elle s’est cependant opposée aux densités proposées qui lui paraissaient excessives. Une lettre au Devoir en août 2020 et les nombreux appuis recueillis ont amené une révision du projet et une réduction des hauteurs ainsi que du nombre de logements prévus.   

 

Le plan tel qu’adopté par la ville de Montréal prévoit entre autres que si les propriétaires commerciaux veulent reconstruire leurs locaux, ils auront le droit de construire plus en hauteur, mais avec des stationnements souterrains. Le nombre de stationnements permis sera limité pour tous les nouveaux immeubles, dans le but de promouvoir les modes de transport collectif et actif.  

 

Pour les espaces verts et les équipements collectifs, le projet est ambitieux, mais demeure malheureusement flou, parce qu’il repose en grande partie sur des négociations à venir entre la Ville et les propriétaires fonciers et qu’aucun projet précis n’est annoncé avec financement attaché. 

 

Tous ces éléments sont pourtant cruciaux et resteront à surveiller au fur et à mesure que des permis seront accordés. L’arrondissement a accepté la formation d’un comité de suivi citoyen où l’APRIDS est représentée. Il n'est toutefois pas encore clair que le comité dont le mandat exclut tous les projets privés pourra avoir une quelconque influence sur le développement de ce secteur.

 

Références  

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