Faits saillants des soirées d’information des compagnies Dév Méta et Etoria (anciennement Ethos)
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Dernière mise à jour : il y a 10 minutes
Le 22 juin et le 2 juillet 2026
Projet de développement du chemin du Golf

Le projet initial a été remanié sous plusieurs aspects. Les développeurs et
l’architecte disent vouloir offrir un milieu de vie complet et intergénérationnel. Des
logements sont prévus pour les jeunes familles et pour les plus âgés; on
souhaite créer une alternative à la RPA.
Les promoteurs disent s’être inspirés du concept de Cité jardin de Structures
métropolitaines pour penser l’usage du parc et des berges qui permettront à la
population de tout le quartier de fréquenter le site dans une certaine mesure.
Deux développeurs se partagent le projet, le terrain et l’architecte. Trois édifices
locatifs du côté sud (édifices 1, 2 et 3) seront construits par la compagnie Etoria,
anciennement Ethos. Au nord de cet ensemble un parc est inséré de la rue
jusqu’au fleuve. Les deux immeubles au nord du parc (édifices 4 et 5) sont
construits par la compagnie Dév Méta. L’architecte principal est Philippe
Lafrance-Boucher de la firme Lemay architectes.
Le terrain
Un parc et une bordure le long des berges sont cédés à la Ville.
Dans le projet initial, il était plutôt question d’accorder une servitude
à la Ville et non de céder le terrain. Dans chaque projet de ce type,
les développeurs doivent offrir à la Ville un montant équivalent à
10% de la valeur du terrain, pour fins de parcs ou d’école, mais pas
nécessairement sur le site même.
Les équipements : des installations importantes ouvertes au public sont
ajoutées par les développeurs en échange d’une augmentation des
hauteurs des édifices :
Patinoire réfrigérée transformée en terrain de pickleball l’été.
Piscine intérieure semi olympique privée dans l’édifice 3, ouverte
au public à certaines heures pour des cours de natation ou
d’aquaforme.
Les contrats entre la Ville et le promoteur pour ces deux
équipements sont encore en négociation. Le promoteur affirme
vouloir que le contrat garantisse la pérennité de l’accès public à la
piscine et survive aux changements éventuels de propriétaires.
Pour la patinoire, on croit comprendre qu’il y a encore des
discussions sur l’entretien à long terme de l’équipement.
Plusieurs autres équipements prévus : bistro géré par un OBNL,
épicerie fine, espace de cotravail, autopartage, jeux d’eau, parc à
chiens, etc.
Un lien cyclable à l’extrémité sud du projet permettra un lien public
avec le fleuve.
La compagnie Etoria souhaite accueillir des enfants dans ses
immeubles. Elle est aussi en discussion avec le CPE de L’Île-des-
Sœurs pour lui aménager un espace au deuxième étage de
l’édifice 3. Pour que cela fonctionne, il reste à faire accepter le
budget par le ministère de la Famille.
Pour accueillir des gens plus âgés, on prévoit offrir des services
essentiels dans les commerces et de l’espace à bureau à un
organisme qui fournit des soins à domicile.+
Les édifices
Cinq édifices en tout dont quatre locatifs et un seul en copropriété
(environ 200 copropriétés).
On prévoit construire 1075 logements, ce qui est supérieur à la première proposition qui était de 710 logements, selon les documents publiés par l’arrondissement en 2024. La dérogation demandée représenterait donc une augmentation de 51 % par rapport aux chiffres publiés antérieurement. Toutefois, les promoteurs ont laissé entendre le 2 juillet qu’ils pourraient construire 800 logements sans demander de dérogation aux règles en vigueur. Si on prend ce nouveau chiffre en compte, on pourrait dire que la dérogation permettrait une augmentation de 34% du nombre de logements.
Les informations recueillies pendant la dernière semaine de juin nous avaient fait calculer une hausse de 65% du nombre de logements (1175/710). Ces chiffres étaient erronés selon les dernières informations disponibles.
Note : Le paragraphe en italique a été réécrit après la seconde séance d’information du 2 juillet 2026.
100 % des logements seront minimalement accessibles ; 20 %
complètement adaptables; 10 % familiaux (3 chambres); 10 %
abordables ; une compensation sera versée pour les logements
sociaux en vertu du RMM.
On veut construire plus en hauteur pour augmenter le nombre de
logements, ce qui permettrait de financer des équipements publics
tout en préservant l’espace vert au sol. Les édifices situés le plus
au sud seront les plus hauts. Deux auront 17 étages et un autre 20
étages, ce qui se compare aux édifices bien connus des Verrières
et des Sommets. En allant vers le nord, les hauteurs diminueront
pour atteindre six étages près de la Chambre immobilière.
Pour limiter l’impression de grande masse, des basilaires de quatre
étages seront aménagés au bas des édifices les plus élevés.
Un stationnement intérieur est autorisé par logement, soit deux fois
plus que dans le secteur de la station REM. Très peu de stationnements seront aménagés à l’extérieur pour limiter les surfaces asphaltées.
Le revêtement extérieur sera en brique avec ajout de surfaces de
métal aux couleurs assorties pour alléger
Pour varier l’apparence, on prévoit des motifs dans la brique et trois
types de balcons (coursives, loggias ou balcons en porte-à-faux).
L’environnement
Le don du terrain mentionné au point 1.
Supports à vélos
Autopartage
Toits verts
Plantation d’arbres : l’arrondissement exige 427 plantations
d’arbres, le développeur dit qu’il y en aura plus.
Bassins de rétention des eaux de pluie et terrains avec beaucoup
de verdure pour absorber l’eau.
Pas de certification Leed, mais 40 % d’ouvertures fenestrées pour
minimiser les dépenses énergétiques et balcons couverts pour
diminuer l’usage de la climatisation l’été.
Récupération de certains matériaux, thermopompes, système de
gestion de déchets organiques avancé (encore à l’étude),
agriculture urbaine, jeux extérieurs en bois, etc.
Les dérogations
Les hauteurs : le plan de zonage actuel prévoit des limitations
variées selon les terrains, le maximum étant de 12 étages. Quatre
des cinq édifices dépasseraient la norme actuelle.
Le zonage commercial serait permis pour certains usages :
l’objectif serait de minimiser les besoins de déplacement et de
créer des interactions avec le quartier.
La densité
Depuis longtemps à L’Île-des-Sœurs, Statistique Canada estime la
densité moyenne à environ deux personnes par logement. Des
études ont montré que cette densité tend à diminuer à Montréal et
que de plus en plus de ménages ne comptent qu’une seule
personne. Compte tenu du nombre de logements prévus avec une
seule chambre à coucher dans le projet présenté, les développeurs
disent s’attendre à une occupation moyenne de 1,4 personnes par
logement.
Une étude de circulation locale est en préparation et devrait être
rendue publique.
Les phases de construction
Phase 1 : l’édifice 5 de Dév Méta déjà en excavation. Les plans
ne sont pas encore approuvés. Les délais seront courts. Livraison
possible fin 2027.
Phase 2 : l’édifice 3 (juste au sud de la zone parc), celui qui offre
services, commerces et piscine intérieure. Sa construction pourrait
commencer dès l’automne 2027 et se terminer 18 mois plus tard,
soit au printemps 2029.
Phase 3 : le parc et sa patinoire
Phase 4 : l’édifice 2 et la première partie de l’édifice 4
Phase 5 : l’édifice 1 et la seconde partie de l’édifice 4.
En conclusion, les développeurs semblent convaincus qu’ils peuvent construire 800 logements sur leur terrain sans la moindre demande de dérogation aux règles en vigueur. Quant au nombre d’étage, les règles actuelles en autorisent déjà douze à certains endroits. Bien entendu, s’ils se limitent à jouer dans les règles actuelles, rien n’oblige les développeurs à offrir des équipements publics, à l’exception d’un espace parc.
Les discussions ne sont pas terminées : les développeurs ont promis de publier bientôt leurs réponses aux questions posées par les participants aux séances d’information. La demande de dérogation doit être soumise au Comité consultatif d’urbanisme de Verdun pendant l’été de même qu’au département du développement du territoire.
La suite au conseil d’arrondissement du 1er septembre.
Note : tous les passages en italique ont été modifiés après la seconde séance d’information du 2 juillet 2026.




