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Faits saillants de la séance du conseil d'arrondissement du 10 mars 2026

  • Photo du rédacteur: APRIDS
    APRIDS
  • il y a 7 heures
  • 7 min de lecture

Ceux qui prévoyaient de vifs débats sur le dossier de la piste à rouleaux (ou pumptrack) au parc Adrien-Archambault ont été bien servis. Le sujet a occupé une très grande place dans un conseil d’arrondissement qui a duré au total près de quatre heures trente


La piste à rouleaux 

Un contrat conditionnel a donc été accordé pour l’aménagement du terrain de la piste à rouleaux de L’Île-des-Sœurs à la compagnie Multipaysages Inc. Les trois conseillers du district Champlain/L’Île-des-Sœurs ont voté contre. 


Nous tentons ici de dégager les arguments les plus importants de ce débat d’une façon aussi exacte, impartiale et concise que possible.  


Nous avons d’abord appris qu’une rencontre avait eu lieu la veille du conseil entre la responsable des dossiers famille, jeunesse, sports et loisirs au comité exécutif de la Ville de Montréal Christine Black, la mairesse de Verdun Céline-Audrey Beauregard et l’initiatrice de la rencontre, la conseillère de Ville Andréane Moreau. Selon les mots de Mme Moreau, la rencontre avait pour but de proposer des voies de sortie à la mairesse de Verdun pour tenter de trouver un autre terrain que celui du parc Archambault pour y installer le pumptrack. Il aurait été dit lors de cette rencontre que la Ville pourrait accepter de maintenir le financement du projet, même s’il était retardé à cause d’un changement de lieu. Mme Moreau s’est dit déçue du refus de la mairesse d’accepter cette main tendue. La mairesse Beauregard a rapidement répliqué que la Ville ne lui offrait aucune garantie et que le budget ne pourrait pas être confirmé avant le dévoilement du budget de 2027. Cela revenait selon elle à reporter le projet aux calendes grecques alors que le manque d’installations sportives à L’Île-des-Sœurs est reconnu par tous et qu’il est d’autant plus criant que de nombreux nouveaux logements seront construits dans un proche avenir.  


Nous avons aussi appris que le ministère de l’Environnement n’a pas encore donné son accord final au projet. Toutefois, selon la mairesse, tous les signaux sont au vert de ce côté et les discussions qui subsistent portent sur des sujets qui ne poseront pas de problèmes comme les remblais. 


Les opposants à l’installation du pumptrack au parc Archambault ont rappelé les résultats des élections à L’Île-des-Sœurs et les chiffres de leur pétition de plus de 3000 noms qui demeurent très significatifs, selon eux, même quand on admet qu’une partie des signataires ne provenaient pas du quartier. Selon eux, ces données devraient inciter l’arrondissement à plus de prudence. Mme Moreau a même dit craindre les effets du manque d’acceptabilité sociale du projet.  


Une défenseure du site choisi est venue déposer les résultats d’un bref coup de sonde qu’elle a effectué sur Facebook ces derniers jours entre le 7 et le 10 mars. Elle a dit que 99 % des gens qui ont répondu provenaient de l’arrondissement et que 72% d’entre eux se sont dit favorables au pumptrack. Elle n’a pas dit combien de personnes avaient répondu à son coup de sonde jusqu’à maintenant. Fait inusité au conseil d’arrondissement de Verdun, cette citoyenne a été longuement chahutée par les opposants dans la salle qui lui reprochaient sa méthodologie, au point que la mairesse a dû intervenir pour les faire taire en leur disant qu’elle devrait leur demander de sortir si le silence ne revenait pas.  


Des discussions ont eu lieu sur les coûts supplémentaires générés par le choix du lieu, la nécessaire protection de la faune, et autres contraintes maintes fois mentionnées. Selon l’initiatrice de la contestation judiciaire en cours, Mme Élise Morin, un éventuel succès de sa démarche pourrait occasionner d’autres coûts importants en menant au démantèlement du pumptrack, s’il est installé trop rapidement. La mairesse s’est montrée dubitative sur cette éventualité. Mme Morin a affirmé sa détermination à poursuivre le combat. 


Plusieurs discussions ont aussi eu lieu sur les terrains alternatifs possibles et les critères qui ont présidé au choix du site. Deux sites semblent privilégiés par les opposants au projet actuel :  

  • Le terrain adossé au Domaine Saint-Paul, entre le centre Elgar et la première école, là où on trouve actuellement une patinoire en hiver et la possibilité de jouer au ballon ou au baseball en été. Ce terrain fait partie du parc Dan-Hanganu. Selon les partisans de ce terrain, le pumptrack serait plus facile d’accès pour les jeunes s’il était situé dans ce secteur, actuellement le plus dense de l’Île. Le centre de service scolaire aurait eu des objections à ce choix. Selon la mairesse, d’autres raisons expliquent toutefois le rejet de ce choix, notamment qu’il est encore plus près des limites du Domaine Saint-Paul.  

  • Un autre terrain situé derrière le terrain de soccer du parc Archambault, près de l’entrée du stationnement du Golf, est revenu dans la discussion. À l’origine, il avait été écarté entre autres pour des raisons de sécurité parce qu’il était trop isolé. Le conseiller André Julien a dit que l’objection principale au choix de ce site était son important dénivelé. Selon lui, il ne serait pas si coûteux de le niveler étant donné que le choix du site actuel implique aussi des dépenses importantes. Aucune étude n’a été avancée sur la faisabilité d’un tel projet. 

  • Deux autres terrains près des jardins communautaires ont été jugés trop étroits par l’arrondissement. 


Bien sûr la fragilité de l’écosystème du parc Archambault a fait l’objet de plusieurs interventions ramenant de nombreux arguments exprimés maintes fois depuis deux ans. Le conseiller Sterling Downey y est allé d’une nouvelle remarque lancée comme un cri du cœur. Selon lui, il est surprenant que les environnementalistes de L’Île-des-Sœurs ne pensent pas à protester contre des projets pourtant polluants comme un terrain synthétique pour le soccer, connu pour constituer des ilots de chaleur et causer des blessures accrues aux joueurs ou encore une patinoire réfrigérée qui serait constituée de grandes quantités de béton et serait nécessairement aménagée dans un parc.  


Bref, tous les sujets y ont passé : l’environnement, le respect des engagements de Verdun envers la nature, les coûts, l’accès du plus grand nombre, l’éclairage, le bruit, l’ouverture au dialogue de la mairesse ou la présence des chiens et des vélos dans le boisé. En fin de soirée un résident du domaine de la Forêt a également évoqué le droit à la quiétude des gens qui paient beaucoup de taxes à la Ville du fait qu’ils possèdent de grosses maisons. 

   

Ajoutons que le président des Amis du Domaine Saint-Paul, Alain Bossé, a rappelé qu’un décret prévoit un comité de gestion du boisé. Un tel comité existe déjà et il est composé de fonctionnaires et d’experts. M. Bossé souhaiterait que plusieurs citoyens participent à ce comité et que le mandat s’étende à la protection des zones environnant le domaine protégé, notamment le terrain choisi pour le pumptrack. La mairesse lui a répondu qu’elle ne prévoyait pas changer la composition du comité d’experts actuel, mais qu’elle était prête à communiquer les résultats de ses observations, entre autres sur les plantations récentes dans le boisé.  


Difficile de comptabiliser le temps consacré au pumptrack au dernier conseil et depuis deux ans, mais deux personnes ont senti le besoin de souligner qu’il y avait d’autres sujets importants sur terre comme des guerres ou de graves pénuries de logements. 


Pour en savoir plus, il est possible d’écouter la séance du Conseil 2026-03-10 Webdiffusion du conseil d'arrondissement de Verdun - YouTube sachant que le sujet a été abordé à plusieurs moments différents au cours de la soirée. 


Travaux Bonaventure et transport en commun 

Une résidente a demandé l’intervention de l’Arrondissement auprès de la STM pour qu’on améliore la fréquence des autobus à L’Île pendant les travaux à venir sur l’autoroute Bonaventure. Plusieurs craignent les bouchons de circulation pendant ces travaux alors que le service de REM manque encore de fiabilité. La mairesse a déjà rencontré les dirigeants du REM qui se disent confiants pour l’hiver prochain. Elle doit aussi rencontrer ceux de la STM d’ici quelques jours pour plaider les besoins de L’Île-des-Sœurs. Ce dossier est bien évidemment à suivre. 


Les prés fleuris  

Un résident bien connu de L’Île, M. Yvon Grant, a suggéré l’implantation d’un pré fleuri entre l’École des Marguerite et le centre commercial Le Village.  Ce concept de pré fleuri préconise l’aménagement de terrains semés de fleurs sauvages colorées qui ne nécessitent pas de tonte ou très rarement.  Selon M. Grant, ils offrent une alternative écologique aux terrains gazonnés si polluants et coûteux à entretenir. Ils pourraient aussi s’avérer plus attirants pour les pollinisateurs qui ne paraissent pas priser les pissenlits qu’on s’évertue à leur offrir. La mairesse Beauregard est gagnée d’avance à l’implantation de prés fleuris, mais elle tient à bien cibler les premières expériences pour ne pas rebuter la population. En effet, les fleurs sauvages exigent au moins trois ans pour s’installer et il faut d’abord enlever complètement le gazon en laissant la terre nue en place dans l’intervalle. Pour cette raison, elle préconise de commencer par des terre-pleins où les gens ne marchent habituellement pas comme ceux du centre du boulevard de L’Île-des-Sœurs. M. Grant suggère tout de même que les élèves de l’école pourraient profiter d’un pré fleuri à proximité pour expérimenter le jardinage. 


Passages piétonniers 

Deux questions ont été posées à propos des passages vers la station du REM. La première suggérait d’installer un panneau d’arrêt lumineux au passage piétonnier traversant la place du Commerce (PDC) et menant au REM. La mairesse n’a pas répondu directement à cette question. Plus tard, une seconde question sur les aménagements et les budgets prévus pour le passage vers la station du REM qui longera le futur immeuble du 8 place du Commerce a apporté plus d’information. La mairesse a indiqué qu’une rencontre aura lieu prochainement avec M. de Sousa, responsable de ce dossier au comité exécutif de la Ville de Montréal, afin de discuter des budgets accordés à la mise en place du plan d’urbanisme. Selon la mairesse, des montants sont affectés au prolongement de la rue Champlain vers la rue place du Commerce et au prolongement de la piste piétonne et cyclable jusqu’au 8 place du Commerce. Ainsi, les piétons pourront utiliser le passage du 8 PDC pour se rendre jusqu’au REM. Tout cela est actuellement en analyse par le Service d’urbanisme et de mobilité de la Ville de Montréal, tout comme l’aménagement sécuritaire du passage piétonnier devant le 14 PDC. 

 

La guerre en Iran 

L’arrondissement a tenu à exprimer sa solidarité envers le peuple iranien et avec la communauté iranienne de Verdun, qui compte quelques deux mille ressortissants, principalement implantés à L’Île-des-Sœurs. Deux représentants de cette communauté se sont dit touchés par le geste. 


Le verglas 

Au moment du conseil, une importante chute de verglas s’annonçait sur Montréal. La mairesse a fait état de toutes les mesures prises par la Ville pour assurer la plus grande sécurité possible sur les rues et trottoirs ainsi que pour héberger les résidents en cas de panne d’électricité. 


À venir 

Le prochain conseil d’arrondissement aura lieu le mardi 7 avril à la mairie de Verdun. 

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